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Sortir du sentiment d'impuissance

Ne plus vivre dans la frustration

As-tu déjà senti ta gorge bloquée, un bouillonnement dans le thorax ou dans tout le corps comme dans une cocote minute sous pression ? As- tu senti cette énergie contradictoire entre la volonté d'agir et un corps bloqué ? Cela t'est-il arrivé souvent dans des circonstances particulières ? Dans cet article, nous allons mettre des mots et du sens sur le sentiment d'impuissance qui nous touche tous et surtout découvrir des solutions abordables.

Que sens-tu en toi ?

Sens-tu en toi cette forte opposition de mouvement ? Elle paraît dangereuse, voire dévastatrice, c'est comme un figement intérieur irrémédiable pendant qu'un feu te consume. Cette sensation paraît parfois s'apaiser ou disparaître, mais c'est une illusion, ce sentiment mis en sourdine réduit notre vitalité, nos rêves, silencieusement jours à après jour. Nous vivons cela si souvent depuis 2021.

Origines du sentiment d'impuissance
Pourquoi le sentiment d'impuissance (SI) se montre si présent aujourd'hui ? Il est omniprésent et savamment provoqué et entretenu par les systèmes (voir ingénierie sociale), c'est un rappel qui devient une réactivation d'autres moments où l'on a pas pu se défendre, agir ou rester calme.

Les voiles mus devant nos yeux par la société, sont étudiés pour provoquer et à la fois masquer le sentiment d'impuissance depuis notre naissance. Il nous a été inculqué, qu'il est plus sécuritaire d'obéir aux autres. Le courage de faire ses propres choix et de les affirmer est ostracisé voire puni. Cela se voit dès le plus jeune âge. Par exemple : on force souvent le bébé à manger à heures fixes des aliments qu'il n'a pas le droit de refuser. On le laisse pleurer dans son lit à barreaux pour le forcer à accepter des horaires, se soumettre à l'autorité extérieure et taire ses besoins fondamentaux.

Pour la majorité d'entre nous, le sentiment d'impuissance a été vécu dans l'enfance, la blessure non guérie est réouverte par les faits du présents. La douleur psychique ou physique est un signal indiquant que je dois me prendre en main si je ne souhaite pas répéter toute ma vie les même schémas. Des parts psychiques dont nous sommes inconscients, sont restées bloquées dans le passé, elles ont besoin d'aide afin de ne plus réagir de façon inappropriée dans le présent. Cependant, aujourd'hui, je ne suis pas sans ressource pour pouvoir la dépasser.

L'école est la programmation du sentiment d'impuissance par excellence, la frustration étant vécue au quotidien mais complètement bâillonnée, le corps apprends à refouler les émotions, les aspirations saines au profit de dogmes et d'injonctions. S'en suivra la vie professionnelle dans les même attributs.

Les conséquences du sentiment d'impuissance

Agir, s'exprimer est notre propension naturelle, vitale. Ne pas pouvoir être spontané, naturel nuis à notre santé globale. L'inaction fait perdre la confiance en soi et dans le monde, ronge détruit, provoque des dépressions, la vie perd son sens.

Une population résignée, vidée de sa dignité développe plus en plus de maladies car elle est en conflit d'autorité avec elle-même (voir l'article sur le décodage biologique). C'est un effet à ajouter aux causes de pollutions environnementales nombreuses.

Dans cet isolement et cette incertitude, j'ai peur de ne pas comprendre, de me tromper. Le lien de transmission directe entre être humain étant affaibli voire brisé, la machine IA devient illusoirement un ami fiable et sécurisant me disant quoi penser et comment faire. A partir de là, mon sentiment d'impuissance d'enfant peut se cacher derrière la machine parentalisée.

L'hypermédiatisation amplifie le sentiment d'impuissance, car le numérique, les réseaux sociaux donnent l'impression d'agir en mettant un pouce en l'air ou en faisant un transfert... Je ne peux intervenir directement pour changer la situation, le fait est déréalisé, c'est loin, ça n'existe pas, le sentiment d'impuissance continue de m'emprisonner. La frustration reste bien là, je se sens seul et désarmé, le moral est sabré et la peur amplifiée. Observez vos réactions devant les informations, même celles dites alternatives produisent cet effet. L'humain est un être de chair, il n'est pas virtuel, il ne peut pas réellement se nourrir de simulacre de relation. Il est un être sociable, il a besoin de vrais contacts mais il l'oublie, sa mémoire s'efface.

Voici mon expérience : Quand j'arrête de m'engager sur des sujets importants pour moi, par exemple la protection du vivant, le développement de conscience et de santé ; quand je baisse les bras, ma santé baisse aussi. Par contre quand j'agis, par exemple : je rencontre des gens, je transmets ma compréhension, je me sens plus vivante plus présente dans mon corps, même si c'est souvent difficile de dépasser ce SI. Le pire pour moi et de ne rien faire c'est une sorte de mort psychique.

Hélas, il arrive de ne rien pouvoir faire d'être bloqué, car cette situation d'impuissance face à un monde chaotique révèle nos blessures non guéries. Les brèches de notre histoire reviennent en force, c'est pour cela que nous n'avons pas tous la même façon de vivre ce qui se passe actuellement, cela peut devenir tellement insupportable pour certains que les stratégies de survie se réactivent fortement. Les addictions, les maladies, les modes relationnels inappropriés.

Pour certains, prendre le pouvoir sur l'autre devient l'issue pour se sentir de nouveau capable et puissant. Cela peut arriver quand l'altruisme est absent.

Pour d'autres ayant gardé de l'humanité, le SI, génère une culpabilité et une colère tellement forte que la violence retournée contre soit sera la seule échappatoire. Les addictions où l'on s'empoisonne comme le tabac, la drogue et autres, en sont l'expression. Le sport intensif, les automutilations, les privations, les interdits posés sont autant d'armes pour se punir.
Ainsi, de victime d'une oppression, je passe à bourreau contre les autres ou contre moi dans les deux cas.

Les solutions
La confusion et le doute sont des murs très épais entre soi et la vie. Ils sont consciencieusement entretenus par tous les systèmes de pouvoir officiel, officieux, visibles et invisibles.

Pour ne pas être intoxiqués par ce rétropédalage actuel contre nature, il est vital de trouver une fenêtre d'action, même une toute petite. Par exemple : faire un dessin, écrire un texte, mettre des petits papiers dans les boites à lettres, dire non, quand c'est possible même pour des détails. Le pire étant de ne rien faire.

Agir dans la matière est indispensable pour notre équilibre, nous ne sommes pas fait pour rester tout le temps assis à lire ou devant un écran. Les actions de la vie courante sont équilibrantes et saines.

Arrêtons de nous dire en avance « ça ne sert à rien », c'est un piège du mental conditionné. Faire quelque chose, ça sert déjà, à se sentir vivant ! Et l'ensemble de toutes petites actions n'est additionnel mais exponentiel. Des avancées qui voient le jour sont souvent la somme de petites graines semées de part et d'autres.

Écouter ou lire des vidéos ou des livres d'analyse est utile car cela permet de mettre des mots sur notre vécu individuel et collectif. Quand, je peux mettre de la logique et de la clarté et des mots sur une situation, je suis plus sereine.

Alors quel orientation me parle le plus aujourd'hui ?
Agir en prenant du pouvoir sur l'autre pour masquer mes souvenirs douloureux ?
Me torturer en blessant mon corps et mon psychisme ?
Déléguer mes responsabilités à d'autres et me sentir un bon citoyen honorable ?
Laisser les machines me guider dans le transhumanisme ?

Avec une attention pertinente, je peux mettre du sens sur mon SI, pour pouvoir le dépasser progressivement mais sûrement en prenant en compte mon histoire en l'apaisant. C'est une réconciliation réelle. Ainsi, je ne me sens plus limitée, car je vais vers le plus profond de mon être qui se libère. Je pense que la seule action puissante qui donne du sens à ma vie est de me trouver enfin. Quand quelqu'un perd sa dignité, il ne peut qu'aller la retrouver en lui. Ce que nous vivons en ce moment est un stimuli évolutif auquel nous avons la capacité de répondre.

Alors, que choisissez-vous pour la suite de votre vie ? Moi, j'ai choisi, je vous assure, quand j'arrive à me libérer, à faire ce pas vers moi, je me sens vivante, ma vie prend du sens. Là, je peux agir, je ne suis pas bloquée par l'extérieur, cette liberté, je la trouve en moi.

Belle avancée réelle à toi !

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